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Ce ravageur peut attaquer
un grand nombre de plantes, mais il n’a plus l’incidence économique
qu’il a eue par le passé.
L’adulte, un coléoptère
brun de 20 à 30 mm de long bien connu et qui apparaît courant mai.
Après une période d’alimentation aux dépens des bourgeons, feuilles et
fleurs de divers arbustes, la femelle s’enfouit dans le sol pour
pondre. Les larves, écloses au bout d’un mois, vont vivre dans le sol
durant trois années. Ces larves ou vers blancs, atteignent 30 à 35
mm à maturité, elles se reconnaissent à leur corps mou blanchâtre,
dodu, courbé en arc, à la tête et aux pattes brunes. Elles se
nourrissent des parties souterraines de toutes sortes de plantes.
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Au cours du 3ème été, les larves se métamorphosent en insectes
parfaits dans la profondeur du sol, mais ces derniers ne quittent le
sol qu’au printemps suivant.
Dans une région donnée, les
cycles d’évolution sont généralement synchrones, les vols importants
ne se produisent que tous les trois ans.
Les dommages causés par les
vers blancs sont dus à la destruction des racines bulbes,
tubercules ou base de tiges des plantes les plus diverses telles
que : plantes de grande culture, plantes potagères, plantes d’ornement
herbacées, plants de ligneux en pépinière.
Leur croissance est
déficiente, les plantes flétrissent où se dessèchent subitement.
C’est au cours de la 2ème
année du cycle où la croissance rapide des larves s’accompagne d’une
voracité accrue que les dégâts risquent d’être les plus importants,
ces derniers dépendant du seuil de tolérance des plantes et de la
densité des vers blancs.
Lutte
Les femelles pondeuses sont
peu attirées par les sols nus, les cultures soigneusement désherbées
ou les sols couverts de végétation drue et haute. Il est donc aisé de
tirer parti de ces données biologiques.
La lutte insecticide
ne s’impose qu’en cas de forte infestation, ce qui correspond à 1 ou 2
larves par m2 pour les cultures potagères et les fraisiers,
3 à 5 larves par m2 pour les cultures sarclées. Il est
préférable d’effectuer un sondage pour évaluer la population et de
traiter éventuellement le sol à la fin de l’été ou au plus tard au
printemps qui suit le vol des hannetons.
Maryvonne Decharme
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