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Culture :
Semis (mars à avril)
Dans
une caissette, placer 2 à 3 cm de gravillon pour le drainage. Recouvrir
d’un mélange de terreau et
de sable, tasser avec une planchette en bois. Disséminer les graines à
intervalles réguliers, en évitant de les serrer. Recouvrir de 2 à 3
cm de terreau tamisé, tasser légèrement. Arroser en pluie fine
(vaporisateur)
Placer
les semis à la chaleur (18° à 20°)
Au
besoin, recouvrir d’une feuille de plastique transparent en veillant
jour après jour à maintenir une atmosphère humide.
La
levée se fait entre 10 et 15 jours
Repiquage intermédiaire
Lorsque les plans ont trois ou quatre feuilles, repiquer en godets garnis
d’un mélange de 1/3 de tourbe et 2/3 de terreau convenablement tassé
autour du plan (avec une fourchette recourbée, suivant le brevet Alain
Dupont) et arroser en pluie fine. Maintenir à la chaleur, sous abri
jusqu’à la plantation au potager.
Plantation :
La
tomate affectionne les terrains bien drainés, aérés, riches et bien
exposés.
Si
le terrain est trop lourd, prévoir de planter en butte, (espacées de
1m. environ, largeur 50 cm hauteur 40 cm) en paillant l’intervalle
entre les buttes, pour maintenir l’humidité en cas de sécheresse.
Lorsque
les plans ont environ 15 cm de haut et que les gelées ne sont plus à
craindre (dans la 2ème quinzaine de mai et si possible,
suivant le calendrier lunaire, ‘en période fruits’) faire des trous
de 20 à 30 cm de profondeur espacés de 70 cm environ. Mettre au fond
de chaque trou, une bonne poignée d’orties fraîches broyées. (on
peut aussi arroser après transplantation avec un purin dilué d’ortie
ou de consoude) Ces éléments agissent comme fertilisateur tout en améliorant
la qualité gustative de vos futures tomates.
Planter
un tuteur de 1,20 m à 1,50 m. de haut
préalablement désinfecté à la bouillie bordelaise.
Placer
les plans au pied des tuteurs en gardant le terreau autour des racines,
et en prenant soin de bien enterrer la motte jusqu’au 2ème
départ de feuilles. Les poils qui garnissent la partie basse de la
tige, se transformeront en radicelles.
Arrosage :
La
tomate a besoin de beaucoup d’eau mais est très sensible au mildiou.
Si vous n’avez pas installé un goutte à goutte au moment de la
plantation, il faut absolument éviter de mouiller les feuilles en
arrosant.
On
peut installer à chaque pied une bouteille plastique (bouteille d’eau
minérale) dont on a supprimé le fond, en enfonçant le goulot dans la
terre, pour ralentir le débit de l’eau ; 1 à 2 litres d’eau
par pied, 2 fois par semaine en période de canicule.
On
peut aussi mettre en terre à proximité du pied, un pot en terre ou une
maxi bouteille en plastique que l’on rempli d’eau chaque fois que nécessaire.
Conduite de la culture :
Afin d’obtenir une bonne fructification, il faut contenir
la plante au départ.
Tailler la tige principale au dessus du troisième bouquet de
fleurs.
Au
fur et à mesure de la croissance, attacher la tige principale à son
tuteur . Il est préférable d’utiliser du raphia plutôt que de la
ficelle . Une attache tous les 20 cm environ, si possible en dessous
d’un bouquet de fleurs, suffit pour soutenir la plante. Ne pas serrer
la tige contre le tuteur, mais enlacer 2 fois celle-ci et le tuteur en
laissant suffisamment de mou pour permettre la croissance de la plante.
Faire le nœud de serrage derrière le tuteur pour ne pas risquer de blesser la plante.
Il
faut supprimer les tiges secondaires qui partent du pied, à l’aisselle des feuilles (gourmands) Cette action
s’appelle ‘pincer les tomate’.
Le
paillage (paillettes de lin) complète l’arrosage et évite l’évaporation
trop rapide de l’humidité du sol. Il sert aussi de litière aux
tomates trop lourdes qui se gâteraient au contact de la terre.
Ravageurs
et maladies :
Pour
éloigner pucerons et aleurodes, il est recommandé d’installer 1 pied
de tagette ou de basilic entre chaque pied de tomate.
La
principal ennemi de la tomate reste le mildiou.
Il se manifeste en général après les coups de chaleur qui suivent les
pluies d’été, voire les
brouillards matinaux. Des taches grises puis noires apparaissent sur les
feuilles qui finissent par se recroqueviller. Le pied s’atrophie, les
fruits pourrissent.
Il
est recommandé de faire des pulvérisations de bouillie bordelaise , si
le temps est humide et chaud, à intervalle de 2 ou 3 semaines, avant la
formation des fruits.
Les
anciens, transperçaient les tiges à 20 cm du sol
avec un fil de cuivre . En montant, la sève se chargeait de
cuivre et la plante, en quelque sorte se vaccinait.
Afin
d ‘éviter toute contagion, il est recommandé d’éloigner la
plantation des cultures de pommes de terre . Il faut aussi éviter la
compagnie des pois, haricots et choux.
D’autres
maladies bactériennes peuvent attaquer vos cultures :
La
moucheture qui provoque des petites pustules noires de 2 mm de diamètre
environ qui apparaissent plutôt au printemps par temps frais.
La galle bactérienne qui provoque des taches noires craquelées qui
peuvent atteindre
plusieurs centimètres. Les fruits finissent par pourrir.
La
pourriture grise : des taches de moisissure grise apparaissent
sur le fruit qui perd de sa fermeté. Eviter les arrosages trop fréquents
et trop abondants. La terre est peut-être trop compacte et mal drainée.
Binez !
La
pourriture du pied ou
‘pied noir’ Le terrain est trop lourd par temps humide et froid.
Arrachez sas plus attendre et brûlez car cette maladie est très
contagieuse.
Pour
toutes ces maladies, il est recommandé de brûler soigneusement toutes
les fanes en fin de saison.
Nécrose
apicale ou cul noir : accident physiologique du à une irrigation très irrégulière.
Oïdium :
Souffre, utilisé sous l’une de ses trois formes, en poudre, en
liquide ou en microbilles. Traitement à effectuer le matin à la rosée
ou tard le soir.
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