|
Je
ne traiterai que de la taille des arbustes d’ornement à fleurs.
Ainsi
seront écartés
-
les conifères
-
les arbustes à feuillage persistant sans floraison
spectaculaire (laurier-palme, eleagnus…)
-
les rosiers (la taille des rosiers sera mentionnée
succintement car elle a déjà été évoquée par ailleurs et des séances
de travaux pratiques sont organisées tous les ans)
-
l’art topiaire
Quand
on lit certains ouvrages sur la taille des arbustes, on a
l’impression qu’il existe une taille pour chaque espèce et que
pour tailler correctement il faut le sécateur dans une main et un
bouquin dans l’autre ! Décourageant… et pourtant la
taille, c’est facile (enfin… presque !). Il suffit de
respecter quelques principes de base.
Pour :
1° stimuler la végétation
lors de la -
taille de formation : aider la reprise et favoriser la
croissance.
- taille de rajeunissement : renouvellement des branches
voire rabattage plus ou moins sévère de l’arbuste. Pour certains
arbustes, on peut aller jusqu’au recépage.
2° garder une forme harmonieuse et bien équilibrée.
Réduire
l’encombrement en veillant à ce que la charpente reste décorative,
bien structurée, aérée en laissant passer la lumière à l’intérieur.
3°
Stimuler la floraison par la formation de pousses vigoureuses
et ramifiées. Les jeunes branches (moins de 2 ans) sont plus florifères
que le bois âgé.
4°
garder un bon état sanitaire en éliminant le bois malade,
mort ou abîmé (source de foyers de ravageurs et de maladies).
5°
donner une forme particulière (art topiaire).
Et
si on ne taillait pas ? L’arbuste, avec les années,
prendrait un volume trop important (avec un enchevêtrement
inextricable de branches) au risque d’étouffer les plantes
voisines. Il s’affaiblirait pour ne plus fleurir ou, au mieux,
donner des fleurs en moins grand nombre et plus petites.
Quelques
principes de base
-
Il est indispensable d’intervenir régulièrement tout au long
de l’année pour supprimer les rameaux inutiles, gênants,
morts, abîmés ou malades (également un bon moyen de se débarrasser
des pucerons).
-
Après une période de gel, tailler la partie gelée et revenir sur
une partie saine.
-
Pas de taille
après
une grande pluie
après
une période de gel
quand
des gelées sont annoncées
En
période trop chaude.
|

|
-
Une branche bien taillée doit être coupée en biseau quelques
millimètres au-dessus d’un œil extérieur.
-
Tailler une tige réveille le ou les bourgeons placés juste
en dessous de la coupe.
1
- Coupe trop verticale
2
- trop près du bourgeon
3
- trop loin du bourgeon
4
- coupe déchiquetée : porte ouverte aux parasites
5
- coupe convenable
|
-
Avant de tailler, commencer toujours par…
…bien
observer l’aspect général de l’arbuste (ne pas oublier,
pendant la taille, de prendre de temps en temps du recul pour voir
l’évolution afin de garder une forme équilibrée, et
harmonieuse).
…
enlever les parties inutiles :
rameux défleuris (les
graines épuisent l’arbuste devenu inesthétique)
à
moins que l’on veuille garder les fructifications (pyracantha,
rosiers…).
Quand
on coupe un rameau défleuri, il ne faut pas se contenter
d’enlever les fleurs mais rabattre la branche à une longueur
appropriée à la forme de l’arbuste.
branches abîmées, malades, mortes ou rachitiques
…
enlever les parties gênantes :
les drageons
les branches trop basses qui pourraient se marcotter (à
moins que l’on rechercher à faire des marcottes)
les branches qui traversent l’arbuste (risque de
frottements qui occasionnent des plaies sources de maladies)
les branchent qui nuisent à l’harmonie (d’où la nécessité
de prendre du recul).
le feuillage vert sur les végétaux à feuillage panaché (eleagnus
pungens ‘Maculata’…). A faire systématiquement et régulièrement.
Cette
taille de nettoyage qui doit toujours précéder la taille
proprement dite peut se faire tout au long de l’année (en plein
été, on repère facilement les branches inutiles ou gênantes).
On
ne devrait jamais sortir dans le jardin sans son sécateur !!!
-
Quelle que soit la taille choisie, il faudra toujours
penser à aérer la partie centrale de l’arbuste de façon
à laisser pénétrer l’air et la lumière.
-
Taille courte ou taille longue ?
TAILLE
COURTE à
fleurs moins nombreuses mais plus grandes
Les
quelques bourgeons restants sont dopés, produisant des tiges vigoureuses
En
taillant court un arbuste vigoureux, on ne fait que renforcer sa
vigueur. Il en est de même pour un rameau.
TAILLE
LONGUE à
floraison abondante mais de qualité moyenne
La
sève se distribue en petite quantité dans les nombreux bourgeons
latéraux, d’où une faible croissance.
En
taillant long un arbuste vigoureux (ou un rameau), on l’épuise et
il perd de sa vigueur.
A
retenir :
Arbuste
ou rameau vigoureux à
taille longue
Arbuste
ou rameau chétif à
taille courte
Bref…
On coupe pour faire pousser… plus on coupe, plus çà pousse…
Et en conclusion : on
doit ‘sentir’ quand un arbuste doit être taillé. Avec
l’expérience …
Protection
des plaies : Toute plaie importante doit être parée
à la serpette. Faire ensuite un bon masticage pour éviter toute
contamination parasitaire.
La
taille est un choc pour l’arbuste : il a besoin d’être
‘requinqué’.
Pour
cela :
-
étaler du compost ou du fumier décomposé (pour les rosiers,
mettre de l’engrais rosiers).
-
lors d’une taille d’été, arroser copieusement.
Que
faire des déchets de taille ?
-
des boutures.
-
les broyer : on obtient un excellent mulch mais
les résidus broyés peuvent aussi être mis au compost.
- les brûler : on
récupère la cendre !
-
les porter à la déchetterie… dommage !
|