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- Apprivoiser la
sècheresse suppose d’exploiter au mieux les différentes
situations du jardin : les plantes dites de terrain frais
doivent être installées dans les creux, il est aussi possible de
créer des cuvettes pour les accueillir ; alors qu’une
plante de terrain sec se complait sur un terrain en pente ou
l’eau ne stagne pas.
- La
pelouse peut être remplacée par des couvre-sol tapissants
qui jouent un rôle presque similaire : Sedum floriferum,
Stachys byzantina ‘Silver Carpet’, certains thyms ; ces
couvre sols très puissants drageonnent rapidement et colonisent
la terre.
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Un tapis de Thymus lanuginosus (thyum
laineux) |
| Le Pratia pedunculata forme un tapis
fleuri superbe au soleil. |
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- Dans certaines
régions, comme les terres des Causses, les jardiniers font
subir aux plants livrés en conteneur une préparation de choc :
ils sont dépotés, puis secoués pour en faire tomber le substrat
tourbeux ; une fois les racines rafraîchies, ils sont mis en
place avec du terreau au fond du trou tapissé de papier journal
bien humidifié ; une méthode qui a fait ses preuves !
- Pour des
situations « critiques », difficiles où aucun végétal
ne résiste, on peut avoir recours à des éléments de décoration
plutôt qu’à des plantes : collections d’arrosoirs,
statues , éléments en zinc…
Les
jardins sur gravier
C’est
probablement l’observation des pierriers naturels et de leur
végétation spontanée
qui donna a l’homme l’idée de créer les premiers
jardins sur gravier.
En
quoi consistent –ils ?
On
épand sur toute la surface du gravier sur environ 10 centimètres
puis les végétaux sont disposés
par tâches ou en isolés. L’idéal est un terrain
bien drainé, une exposition ensoleillée.
Le
jardinier pressé commencera
par disposer sur toute la surface de la terre un feutre géotextile.
Les végétaux seront ensuite plantés
en pratiquant des fentes en croix aux emplacements souhaités . Une
fois les plantes installées, on procède à un épandage sur
toute
la
surface d’une couche de gravillons, de cailloux, de galets sur 7
à 10 centimètres d’épaisseur
Le
jardinier méticuleux aura une démarche plus élaborée :
1)
le désherbage : soit a la main s’il s’agit d’un petit
coin, soit pour des surfaces plus grandes
à l’aide de bâches plastiques tissées. Cette bâche
restera en place quelques mois (si possible au début du
printemps)
2)
le travail du sol et l’apport de matières organiques : au
bout de ces quelques
mois les quelques mauvaises herbes présentes vont pouvoir être
arrachées sans difficulté et
l’on apportera du compost. Le sol est ainsi travaillé aisément.
3)
la plantation peut alors s’effectuer. Le jardin sur gravier est
avant tout un jardin libre, les plantes vont se ressemer à leur
guise. Le choix des plantes est primordial. On choisira de préférence
des espèces très différentes par leur port (droit, rond), par
leur forme. Les massifs gagneront
à être surélever. Les distances de plantation doivent être
augmentées.
4)
choix du gravier : ni trop fin, ni trop gros. Entre 5 à 10 mm.
De préférence assez
clair. Pour marquer une zone on peut ajouter quelques galets ça
et là. L’entretien est
facile, les mauvaises herbes s’arrachent aisément. Les semis
spontanés seront conservés en partie.
le jardin sur gravier rencontre de nombreux avantages :
un entretien facile. Il évite le lessivage du sol par les pluies.
En été le dessèchement du sol
se fait moins vite et en hiver le drainage a lieu
naturellement et enfin il assure une certaine protection contre le
froid .
Le
jardin sur gravier offre la vision d’ un jardin en perpétuel
renouveau. Les plantes se ressèment spontanément. Le végétal
gomme peu a peu le minéral …
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3 jardins sur gravier. Les 2 photos de gauche
ont été prises au château du Rivau. |
Economiser
et recupèrer l’eau
Dans ce domaine, il
n’y a pas de petites économies :
Si vous avez un
puits, il s’agit là d’un atout sinon toute « récupération »
est à étudier :
cuvette, seau, bassine, système de capture d’eau sous les
gouttières ; il existe de nombreux systèmes de récupération
d’eau également sous forme de cuves de plus ou moins
grande capacité.
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