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Photo extraite du livre "comment on soigne son
jardin" de Georges Truffaut de 1942 |
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EPOQUE
ET MODE DE CULTURE
Selon
espèces et variétés
Une
erreur à ne pas commettre : semer trop tôt en croyant gagner du temps
Les
premières vivaces ne seront pas semées avant mars (contrairement à
certaines annuelles qui peuvent -ou doivent- être semées à chaud dès
janvier ou février).
2 périodes :
le printemps et surtout l’été
SEMIS
DE PRINTEMPS
En
particulier, pour les vivaces à croissance rapide qui peuvent fleurir
la même année (le
lin bleu semé en mars-avril fleurit dès juin-juillet)
Semis
précoce sous abri en février - mars :
Les
jeunes plants sont repiqués sous châssis puis en pleine terre, en
situation abritée, dès que les gelées ne sont plus à craindre. La
mise en place définitive est faite en octobre.
A
semer :
Acanthe
mollis, achillée ptarmica, clématite tangutica, coréopsis rosea
« Américan Dream », crucianella stylosa, delphinium pacific,
dicentra spectabilis (cœur de Marie), euphorbe palustris*, gaura
lindheimeri, hysope officinale, lin bleu*, lobélia spéciosa F1
compliment, lychnis chalcedonica (croix de Jérusalem), lysimachia cléthroïdes,
meconopsis grandis*, œillet delthoïdes*, penstémons, polémonium,
scutellaria alpina* … etc …
Toutes
ces plantes pourront être semées également en été.
Les
plantes dont le nom est suivi d’un astérisque (*), si elles sont semées
à cette époque, pourront fleurir dès l’année du semis.
Semis en pleine terre (en pépinière)
de mars à mai :
Semer dès que les gelées ne sont plus à craindre. Les jeunes
plants devront être éclaircis. Tenir le semis propre et humide.
A
la liste précédente on pourra ajouter :
Centaurea montana, centranthus ruber (valériane), coreopsis,
geum (benoîte), chrysanthémum maximum (grande marguerite), heuchera
sanguinea, (lupin), dianthus (œillet), saponaria ocymoïdes, limonium
latifolium (statice), véronica spicata … etc…
SEMIS
D'ETE
Semis
en pleine terre de mai à juillet :
Le semis est fait en pépinière (coin de potager …) à mi-ombre.
On peut semer en terrine que l’on enfonce dans le sol (ombrer
le temps de la levée avec, par exemple,
une feuille de papier journal).
De
toute façon, à cette époque,
attention aux ardeurs du soleil…
Tenir
le sol propre et humide.
Les
plants sont repiqués en place
soit en octobre, soit au printemps.
Les vivaces les plus frileuses passeront l’hiver sous châssis
froid après un éventuel
repiquage en pots.
C’est
la période idéale pour la plupart des vivaces
Et tout particulièrement pour celles
qui
ont une croissance assez rapide pour avoir le temps de s’enraciner
avant l’hiver.
qui ont besoin d’une période froide pour pouvoir germer
correctement. L’hiver
a la vertu de lever
la dormance de ces graines. Dès que la température redevient
clémente, les
graines peuvent enfin germer.
C’est
le cas des graines d’hellébores, d’ancolies, de violettes… et
plus généralement des plantes
alpines.
Aux
plantes déjà citées, on pourra ajouter celles qui préfèrent un
semis d’été :
Aconit,
alchémille, agrostemma coronaria, ancolie, anémone pulsatille, arabis,
aubrieta, campanules (carpatica, glomerata, lactiflora, persicifolia…),
cerastium, digitale, doronic, echinops ritro, euphorbe characias
wulfenii, gaillarde, hellébore, gentiane, heuchera, ibéris
sempervirens, inula, julienne des jardins, lupin de Russel, méconopsis
cambrica, monarde, nepeta, œillet mignardise, oenothère, eryngium (planum…),
pavot d’Orient, phlox paniculata, physalis franchetii, platycodon,
pois vivace, primevères, pyrèthre, romneya coulteri, rudbeckias (laciniata,
triloba, purpurea…), scabieuse du Caucase, sidalcea, silène,
solidago, statice, trollius, verbascum, violettes (odorata, sororia…)…etc…
Ne sont cités que les noms des vivaces les plus connues, car la liste
est bien loin d’être exhaustive.
| Des travaux pratiques de semis sont réalisés
dans les serres de Kerplouz par Henri Dagorn dans le cadre des
activités de la section vivaces |

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Texte : Alain Dupont. |
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