Décompactage
superficiel
Le
plus tôt possible, il vous faudra le décompacter en surface, que
ce soit au moyen d’une griffe, ou d’un motoculteur, de telle
sorte que l’herbe soit désolidarisée du sol et que les végétaux
trop importants pour être enfouis soient arrachés.
Ce
griffage, peut s’avérer utile, dans un potager au repos, plus
ou moins envahi par des végétations parasites.
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Certains
pourront y aller à grandes rasades de désherbant mais ce n’est
pas recommandé, voire déconseillé et même interdit, surtout en
période humide et sans que je sois un vert très pointu, cette méthode,
ne me parait pas très respectueuse de l’environnement.
Une
méthode de désherbage, consiste à étendre une bâche opaque
sur le sol à traiter, pour tuer les herbes par privation de lumière.
Il faut s’y prendre au moins trois semaines à l’avance.
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Le
bêchage ou labour |

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Qu’il
soit manuel ou mécanique , ce labour à pour but d’enfouir les
herbes et le fumier et
de rendre le sol plus souple à travailler, moins compact, ce qui
permettra aux plantes, issues de semis ou de repiquage, de
s’enraciner plus facilement et rapidement.
Suivant
les spécialistes, les éléments actifs de la terre, bactéries
et éléments nutritifs se situent dans les 20 premiers cm
ce qui conduit à dire qu’il n’est pas utile de défoncer le
terrain plus profondément.
Je
remarque cependant que l’agriculture traditionnelle dépasse allègrement
les 20cm.
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J’ignore
toujours si je sais bêcher dans les règles de l’art aussi, je
continuerai de retourner la terre en petites rangées profondes
comme le permet le fer de mon outil, que ce soit une bêche ou une
fourche bêche, pour ne pas trop bousculer les actifs du sous sol
mais surtout limiter la
fatigue car elle vient vite.
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Quels
outils ? ma faveur va à la fourche bêche qui passe
facilement dans tous nos terrains et qui permet de faire des
coupes droites aussi réussies qu’avec une bêche.
Cette
dernière, ne sera réellement utile que si vous un sol très
sableux.
Enfin, le râteau sera un auxiliaire utile pour le parachèvement
du bêchage, égalisation, brisage des dernières mottes,
ramassage des éléments indésirables, cailloux ou autres.
Et
puis il y a les engins mécaniques et là, surtout dans le cas
d’enfouissement de végétaux ou de fumier, le brabant sera supérieur
à la fraise et le passage successif des deux
procédés sera idéal.
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Enfin,
un autre procédé d’ameublissement de sol existe, avec la
grelinette, pour lequel je ne dispose d’aucune connaissance ou
expérience. Ce procédé consiste à décompacter le sol en
agitant un outil dont les dents sont enfoncées dans le terrain .
Cette méthode remplace le retournement par bêchage mais il
n’est plus question d’enfouissement des herbes, fumier ou
engrais vert.
Les
bactéries, ou autres micro organismes, qu’ils soient aérobies
ou anaérobies restent à leur étage de travail, sans subir
« le grand dérangement » d’un bêchage. Alors ?
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Enrichissement
du sol
Dans
l’absolu, il serait bon de faire analyser
votre terre pour connaître sa composition exacte, et
surtout ses faiblesses mais dans la pratique, et cela fonctionne
depuis …. Bien bien .. longtemps, vous vous contenterez généralement
de l’améliorer de manière empirique
Nous
cultivons une couche de terre plus ou moins noire, dite terre
arable, qui est plus ou moins épaisse suivant les sites. Cette terre arable,
est la partie supérieure du sol, altérée et teintée par les débris de végétaux également appelés humus.
C’est
précisément cet humus qu’il va falloir renouveler car il
contient les éléments nutritifs nécessaires aux
plantes.
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Fumier
Nos
anciens, sans laboratoires, mais par la simple observation,
l’avaient bien compris et ils utilisaient le fumier de leurs étables
et écuries.
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Par
là ils faisaient coup double : éliminations du fumier et
enrichissement de la terre.
Pour
une fumure de base, il est possible d’épandre 4 à 5 kg au m²,
soit environ une brouette pour 8 à 10 m²
Le
stockage et la préparation du fumier doivent en théorie être fait en respectant
certaines règles, stocker en tas compacts, éventuellement bâchés
pour éviter la pluie qui va laver l’azote, et garder ces tas un
certain temps pour que la décomposition
commence la transformation du fumier en humus.
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Compost
A
défaut de fumier, le compost sera le bienvenu mais sa production
est limitée, par la surface de terrain que vous entretenez. Pour
ceux qui pourraient l’ignorer, le compostage, consiste à
entasser les déchets de végétaux provenant des tailles,
nettoyages , feuilles mortes et autres, dans une fosse ou un silo
pour assurer leur pourrissement. Les branchages devront d’abord
passer dans le broyeur de végétaux.
Il
faudra veiller à maintenir le tas humide, pour ne pas stopper le
processus de décomposition et au bout de neuf à douze mois, le
compost sera prêt à l’emploi.
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Engrais
chimiques
Les
compléments chimiques, ou engrais,
sont composés d’azote, symbole N, d’acide phosphorique
symbole P et de potasse, symbole K en proportion variable suivant
le type d’engrais et les fabricants.
Leur composition est indiquée par trois chiffres
tels que : N P K 12-12-17, ce qui signifie
12% d’azote, 12% d’acide phosphorique, 17% de potasse
plus parfois d’autre ingrédients (oligo-éléments).
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Les trois chiffres caractéristiques, qui mentionnent les
produits de bases indispensables expriment des pourcentages et
leur somme n’est jamais égale à 100. Doses d’utilisation 110
à 160 gr par m², en deux passages soit un sac de 25 kg pour 150
m² et par an.
Dans
la mesure du possible, demander une fiche technique du produit,
composition, doses d’utilisation etc. et quant aux doses
d’utilisation, bien les considérer comme des doses maximum, les
fabricants ayant d’abord intérêt à écouler leurs produits.
Engrais
organiques
Divers
engrais organiques sont commercialisés
sous forme de produits déshydratés, là encore se
procurer la fiche technique, si elle ne figure pas sur
l’emballage.
Que
ces engrais soient chimiques ou organiques, il faudra penser
budget
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Engrais
verts
Autre
méthode d’enrichissement du sol,
très prisée à l’heure actuelle et même par
l’agriculture raisonnée : les engrais verts.
Cette
méthode consiste à utiliser des plantes riches en azote. A semer
après avoir fait vos récoltes, de manière à ne pas laisser le
sol nu, livré aux herbes.
Ces
plantes à croissance rapide, seront après fauchage puis un bref
séchage sur le sol, enfouies dans celui-ci.
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Ces
engrais verts , tels que la moutarde, la bourrache, le trèfle
incarnat etc. me
paraissent délicats d’emploi dans de petits potagers, les
cultures ne s’achevant pas toutes en même temps, ce qui
imposera de travailler sur de très petites surfaces.
Acidité
du sol
L’acidité
des sols dans nos régions est très importante et périodiquement,
vous aurez intérêt à la contrôler.
Pour
cela, des papiers réactifs simples d’emploi et de lecture, sont
vendus, soit en boutique spécialisées, soit en pharmacie.
Un
apport de chaux corrige
les excès d’acidité. De même, cette chaux est bénéfique
dans les terres lourdes, argileuses quelle tendrai a rendre plus
grumeleuses, moins compacte et également plus perméable.
L’apport de chaux n’est pas nécessaire tous les ans
et certaine plantes, telle la pomme de terre préfèrent
les sols acides.
Enfin,
le chaulage ne doit pas se faire en même temps que la fumure ou
l’apport de compost, les actions étant en opposition.
L’automne est la meilleure période pour le chaulage.
Calendrier
Aucune
des tâches du jardinier ne se fait au hasard, et à défaut
d’un calendrier précis, il est nécessaire de respecter une périodicité
qui prend en compte le rythme végétatif de notre région et les
besoins qui en découlent.
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L’ensemble
des travaux que nous venons d’évoquer préparation du sol et
enrichissement, devront être faits avant plantation et donc, deux
périodes principales se dégagent :
Préparations
d’automne pour ail oignons échalotes (encore faut-il que votre
terrain soit perméable et peu fumé)
et petits pois, pour ne citer que les principaux, en
octobre
Préparations
de printemps pour tous semis, de fin février à fin avril.
En
la matière, il n’y a rien d’absolu le plus tôt est le mieux,
sans pour cela tomber dans l’excès, mais surtout, ce sont votre
terrain et le caractère de la saison qui commandent ensemble.
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Ainsi,
dans un terrain à dominante argileuse et par une saison
pluvieuse, les travaux débuteront beaucoup plus tard que si votre
sol est très drainant et la saison pas trop mouillée.
Dans
tous les cas soyez patients, et observateurs.
Ce
très rapide survol des problèmes qui peuvent se poser , lors de
la création d’un potager, et
durant son exploitation, n’a pas la prétention
d’apporter des réponses à toutes vos attentes
mais bien plus de servir d’approche, les critères à
retenir sont nombreux et toujours différents.
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