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Mode
de culture
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Globalement,
les pommes de terre préfèrent la terre acide et redoutent
l’excès d’humidité.
Qui
dit acidité, dit également pas de chaulage avant mise en place
des plants.
De
même il n’est pas souhaitable d’ensemencer un sol fraîchement fumé.
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Ces
précautions étant prises, il faudra attendre que le sol soit
quelque peu réchauffé 8°C minimum pour planter et dans notre région,
certains prennent en repère la St Joseph, c’est à dire la mi
mars, si du moins l’humidité du sol l’autorise.
A
défaut, il faudra patienter
un peu, ce qui n’est pas grave en début de saison.
La
mise en terre début Avril, me semble plus sage, car les jeunes
pousses craignent la gelée et en 2003, les dernières gelées se sont
produite les 10 et 11 avril !
Choix
des plants :
Les variétés étant choisies, la première année de culture deux
solutions s’offrent à nous : acheter des semences et les mettre
à germer ou acheter des
plants germés.
La
seconde année, nous ferons nous même nos semences en prélevant des
petits spécimens calibrage 25/40 mm. dans la récolte précédente.
Pour
faire germer les plants, il importe de les disposer verticalement dans
des clayettes, rangés côte à côte, dans un local tempéré frais, en
zone de lumière.
Le
coût moyen des plans germés était en 2003, de 7,13 € pour 60 plants,
ce qui incite à faire ses plants soi-même. Cependant, il existe un
risque important de dégénérescence, qui conduit à une réduction
sensible du rendement. Il est donc souhaitable de renouveler la
souche en achetant de nouveaux plans certifiés à intervalles réguliers.
2ans ? 3ans ? ?
Il
est important de surveiller
les rendements, en tenant compte de la qualité de la saison et de
tenir son journal de jardin.
Il
est préférable de planter des plants germés, pour un meilleur démarrage
de la culture, plus rapide et donc une récolte plus précoce. Les
germes auront de 1 à 3 cm de long, et seront assez puissants, colorés,
par opposition à des
germes de recherche de lumière blancs longs et fins.
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Plantation
: Les plants seront disposés en rangs, espacés de
70 cm et placés tous les 30 à 40 cm sur le rang, à 10 cm de
profondeur. Les tubercules sont disposés verticalement, les germes
vers le haut.
Habituellement,
les tubercules sont enterrés au fond d’un sillon préalablement
ouvert et, lors de la mise en place, ne pas oublier de traiter le sol
(en fond de sillon), pour limiter, voire éliminer les attaques des
insectes et particulièrement celles du ver fil de fer.
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Le
fait de les avoir plantées en fond de sillon, permettra le cas échéant
de couvrir les jeunes pousses et ainsi de les protéger des gelées
blanches tardives.
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Trois
semaines après la levée et surtout avant que le vent ne casse les
jeunes tiges, il y aura lieu de les butter. Cette opération
consiste à élever une butte de terre sur toute la longueur du rang, au
moyen d’une binette. La butte est d’environ 20 cm de haut, pour
40 cm de large à la base.
Les
tubercules se formeront dans cette levée de terre qui accumule la
chaleur.
Il
ne faut pas que les tubercules soient à la lumière, cause de
verdissement aussi, l’opération de buttage sera reprise, vérifiée
et améliorée en juin.
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Culture
primeur
Il
est très important de réchauffer la terre le jour mais aussi et
surtout d’éviter qu’elle se refroidisse la nuit.
Pour
cela, les sillons de plantation seront ouverts plusieurs jours à
l’avance. Un tunnel est établi au dessus des sillons
et soigneusement refermé le soir, pour limiter le
refroidissement nocturne.
La
plantation, le buttage, se feront normalement ensuite.
Le
matériel le plus simple, consiste en un voile de forçage que l’on
étendra au dessus de la plantation, en prenant soin de bien
le fixer mais il peut également être utilisé en seconde épaisseur,
sous un tunnel, surtout en début de saison.
La
serre tunnel représente la meilleure des solutions car elle limite
les opérations d’ouverture / fermeture du tunnel et facilite
l’accessibilité mais, son utilisation est fonction des possibilités
financières, d’espace et d’esthétique.
Après
70 à 90 jours de culture, suivant les variétés, débute la récolte
des primeurs.
Hors
de nos jardins particuliers, la production est principalement faite dans
les zones côtières du Finistère nord, des Côtes d’Armor et d’Ille
et Vilaine. La commercialisation des produits primeur se fait de fin
avril à fin juillet. Elle représente 80 000 tonnes !
En
ce qui nous concerne, pour une mise en place début mars, la récolte
primeur se fera dans la première quinzaine de mai pour la Belle
de Fontenay. Cependant, les risques de gelée et donc les risques
d’échec, sont tels qu’il
faut limiter le nombre de pieds, quitte à étaler la mise en place.
De
même, la récolte se fera pied par pied, suivant les besoins.
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'Belle de Fontenay' |
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