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Les
otiorhynques sont des charançons qui s’attaquent à de très nombreux
végétaux herbacés ou ligneux, arbustes ornementaux, plantes florales,
vignes, arbustes à petits fruits ou fraisier. Ils peuvent aussi être
fréquents en serre chauffée.
L’espèce la plus répandue et la plus nuisible, du fait de sa
polyphagie est l’otiorhynque de la vigne. Les dégâts sont provoqués à
la fois par les adultes qui se nourrissent des bourgeons, des
feuilles, des inflorescences ainsi que par les larves souterraines qui
rongent les racines.
Les
adultes de 10 mm de long, de couleur sombre, terne, aux téguments
granuleux possèdent un rostre trapu et de longues antennes coudées.
Ils
apparaissent en mai juin, s’activent la nuit et se cachent le jour
dans des abris divers. Ils sont difficilement visibles, leur
présence est seulement révélée par leurs dégâts: sur les feuilles par
exemple, les bords sont régulièrement découpés en encoches arrondies
caractéristiques.
La
plupart des charançons meurent avant l’hiver, mais certains peuvent
survivre une ou plusieurs années.
Les
dommages les plus graves sont causés par les larves qui détruisent le
chevelu racinaire et creusent les grosses racines, les rhizomes et les
bulbes.
Les
plantes infestées ont une croissance plus lente ou peuvent se faner et
dépérir.
Ces
larves blanchâtres à tête ocre, dodues, de 10 mm au maximum, courbées
en C, ont une évolution lente et peuvent s’alimenter pendant plusieurs
mois (jusqu’à 9 à 12 mois).
Lutte
La
lutte contre les otiorhynques est difficile.
Les
plantes vulnérables peuvent être protégées par des barrières
physiques: bandes engluées empêchant la migration des adultes et cages
en mousseline sur les feuillages.
La
lutte chimique
est efficace sous forme d’insecticides incorporés au sol avant la
plantation ou sur végétaux en place au début de l’été. Maryvonne Decharme
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Maladies et ravageurs
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