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Il
existe un grand nombre d’espèces de noctuelles qui toutes espèces
confondues s’attaquent à l’ensemble des espèces cultivées.
Les
papillons de 40 à 50 mm d’envergure ont un corps trapu, aux ailes
généralement grises à brunes disposées à plat au repos. Les ailes
présentent des taches ou des lignes caractéristiques utilisées pour
leur reconnaissance.
Les
chenilles atteignent 40 à 50 mm en fin de développement. Elles sont
glabres, de couleur terne. Elles s’enroulent sur elle-même quand on
les dérange.
Les
noctuelles se développent généralement en une génération annuelle, en
deux générations pour quelques espèces.
Les
papillons et les larves ont des mœurs nocturnes. Les œufs sont pondus
sur les parties basses des plantes, les jeunes chenilles en dévorent
la nuit les parties aériennes, elles se cachent dans le sol le jour.
Selon
les espèces, le nombre de générations et les conditions climatiques,
les larves sont présentes dans les cultures, en été, en automne ou au
printemps.
Schématiquement, on distingue, selon le comportement des larves,
deux types de noctuelles : les noctuelles terricoles et les noctuelles
défoliatrices.
Les noctuelles terricoles
De
nombreuses espèces se rattachent à ce groupe. Après leur phase
d’alimentation aérienne, les larves pénètrent dans le sol et y mènent
une vie souterraine.
Elles
s’attaquent aux racines, collets, bases de tiges de plantes herbacées,
potagères ou ornementales, parfois aux racines de plants d’arbres.
Cependant les dégâts sont réellement graves lorsqu’ils se produisent à
la suite de pullulations de larves pouvant faire suite à une ponte
massive ou à l’invasion d’une population migrante de papillons.
Lutte
Piégeage : en déposant de place en place des abris, planches ou
tuiles par exemple, sous lesquels les chenilles se réfugient la nuit
et peuvent être ramassées le matin.
Désherbage : les mauvaises herbes, le liseron, le plantain, les
rumex en particulier altèrent les femelles pondeuses.
Un
traitement herbicide,
en cas de pullulation, peut-être utilisé sur les jeunes chenilles car
celles-ci deviennent résistantes aux insecticides avec l’âge.
Maryvonne Decharme
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