Plantation
Nous ne
rentrerons pas ici dans les détails mais il est bon de rappeler qu’il
est impératif de :
- Préparer
correctement le terrain : bêchage, amélioration éventuelle du sol
(trop lourd, trop calcaire, trop pauvre...)
- Planter dans les règles de l’art en n’oubliant pas de bien arroser
après la plantation et éventuellement de tailler un peu l’arbuste.
- Respecter les règles de législation : où planter en limite de
propriété ?
• 0,50 m minimum de la limite séparative pour des végétaux
inférieurs à 2 mètres .
• 2,00 m minimum de la limite séparative pour des végétaux
supérieurs à 2 mètres
- Couvrir le sol par du compost, de la cosse de sarrazin, du BRF, du
fumier ou tout autre matière organique. SVP, pas de films
plastique !
Disposition des végétaux
Quand on plante une haie, c’est pour plusieurs années, voire pour
toujours. Cela mérite quelques réflexions !
Quelques conseils :
- Grouper les arbustes à la périphérie du jardin, surtout dans
un petit terrain. En laissant au centre un espace libre, par exemple
engazonné, on donne une impression d’espace. Une erreur à éviter :
disséminer les arbustes dans tout le terrain.
- Ne pas planter trop dense. On fait souvent l’erreur de
planter trop serré et quelques années après il faut supprimer des
végétaux (les moins vigoureux étouffent et, de toute façon, chaque
arbuste doit pouvoir prendre sa taille naturelle sans contrainte).
- La distance de plantation dépend des végétaux installés,
c’est à dire du volume qu’ils prendront à l’état adulte (un Choisya
ternata aussi large que haut demandera plus d’espace qu’un Olearia
virgata qui ne demande qu’à pousser en hauteur). On peut considérer
que 1,50 m est une distance moyenne convenable (prévoir 2 m au
moins pour le Choisya et 1,20 m pour l’Oléaria). Peut-être est-il bon
de rappeler une fois de plus qu’il est impératif de connaître les
arbustes que l’on plante (et si on ne sait pas, on consulte des
livres, des sites internet - hortiauray.com notamment ! – ou le
pépiniériste tout simplement).
- Pour les associations des arbustes, il faudra penser à tenir
compte
- des époques de floraison (on peut grouper les arbustes par époques
de floraison ou au contraire les disséminer),
- des parfums (éviter de mettre côte à côte 2 arbustes à floraison
parfumée qui fleurissent en même temps),
- des caractéristiques physiques : feuillage (près d’un arbuste à
grandes feuilles, il peut être intéressant de mettre un feuillage
léger), port (près d’un arbuste à port massif prévoir un port érigé)
etc.
- Si la grandeur du jardin le permet, il est préférable de planter
les arbustes en quinconce sur 2 rangs.
- Si on veut se protéger des regards, il faudra toujours
planter un persistant entre la clôture et l’intérieur du jardin.
On comptera alors une proportion de 2/3 persistants et 1/3 caducs.
Si la haie a plus un rôle décoratif, la proportion de caducs est
beaucoup plus importante.
- Eviter les bordures de massifs trop rectilignes ou trop
tarabiscotées (il faut penser à faciliter la tonte du gazon).
-
Pour obtenir des effets de masse, il est conseillé de planter
par groupe de 3 végétaux identiques, au lieu de multiplier les espèces
et variétés.
Entretien
Même si c’est tentant et très à la mode ( !!!), il faut proscrire ces
bâches plastiques que l’on voit un peu trop. Un jardin n’est pas une
aire d’autoroute ou une bordure de parking de supermarché ! Si on ne
veut pas désherber il faut tout bétonner ou acheter un appartement !
Il est possible de limiter l’entretien qui se limite à
- l’arrosage (dans une haie libre on arrose les arbustes
individuellement : un arbuste qui accepte les terrains secs ne sera
pas arrosé. On sera plus vigilant pour les autres).
- à des traitements : les arbustes d’ornement sont en général
très résistants aux maladies. On ne traitera que les arbustes malades…
au cas par cas.
- au désherbage : un entretien régulier évite de se faire vite
déborder. Au printemps, le terrain doit être propre. Pour le reste de
la saison, il suffit d’être vigilant.
- La fertilisation : Inutile de mettre de l’engrais (sauf
exceptionnellement).
Pour limiter toutes ces contraintes IL EST INDISPENSABLE DE MULCHER.
On peut recouvrir de compost (apport de matières organiques qui
évitera l’engrais, protection du pied du froid l’hiver et de la
sécheresse l’été), de cosse de sarrazin (limitera la pousse de
mauvaises herbes), de fumier (de cheval) etc… Répétons-le une fois de
plus : LA TERRE NE DOIT JAMAIS ETRE A NU.
La dernière contrainte est la
taille. Mais elle n’est plus une corvée qui revient
régulièrement au moins 2 fois par an comme c’est le cas pour les haies
taillées.
Une erreur à ne pas faire : ne pas tailler les premières années sous
prétexte que l’on souhaite voir la haie pousser très vite pour se
protéger. Beaucoup d’arbustes pousseront alors tout en hauteur mais ne
s’étofferont pas. Le pied va très vite se dégarnir.
On taille individuellement les arbustes comme s’ils
étaient cultivés en isolé. Se reporter aux textes sur la taille
des arbustes d’ornement pour tailler à la bonne date.
Un petit rappel succinct qui pourra servir de base :
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Floraison avant juin (Forsythia…) = floraison sur
pousses de l’année précédente
= taille après floraison |
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Floraison après juin (Hydrangea…) = floraison sur
pousses de l’année en cours
= taille avant floraison |
Tous les 2 ou 3 ans, il est bon de rabattre plus sévèrement. On
peut même rabattre très sévèrement à moins de 50 cm des arbustes qui
se dégarnissent ou qui ont besoin d’être reformés. Beaucoup
apprécient.
Les persistants demandent une taille plus discrète mais certains
apprécient d’être rabattus sévèrement (Choisya, Oléaria virgata,
Rhamnus alaterne…).
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Un Rhamnus alaterne 'Variegata', taillé insuffisamment, est
"parti" tout en hauteur et son feuillage est sans intérêt. Une
taille très sévère en mars ne laisse que des troncs dénudés. Un
an plus tard, il a retrouvé une belle forme et un beau feuillage.
Il ne lui reste plus qu'à pousser. |
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