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Quand
survient le froid, la végétation s’arrête pour les caducs et
n’est que ralentie pour les persistants. Une plante persistante
est donc plus exposée aux intempéries qu’une caduque. Cette
dernière, entrée en dormance,
repartira de la souche.
En
cas de gel, il y a cristallisation
de l’eau dans les tissus. La sève, en gelant, augmente de
volume, d’où éclatement des cellules. Mais les plantes ne réagissent
pas toutes de la même façon.
La rusticité d’une plante dépend donc
de
la perméabilité des cellules (si les cellules sont imperméables,
elles éclatent et meurent. Si elles sont perméables, l’eau peut
s’échapper en gelant à l’extérieur).
de
la teneur en eau des tissus : une plante peut très
bien résister à un froid sec et important pendant la période de
sommeil en janvier et beaucoup moins aux gelées blanches au début
du printemps car les tissus sont gorgés d’eau
et tendres. Une plante succulente est plus sensible qu’une
plante à bois dur et sec.
de
la teneur en sels minéraux dans les tissus : plus la
quantité est importante, plus la plante est résistante. C’est le
cas après un été chaud et sec.
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Les
dégâts provoqués par le gel sont fonction de :
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- Le genre, l’espèce et la variété :
L’hellébore
est bien plus rustique qu’une anthémis, mais parmi les hellébores
la corsicus est plus rustique que la lividus. Et dans
une même espèce, les variétés au feuillage panaché sont souvent
plus fragiles et moins vigoureuses.
Avant
d’acheter une plante, il est bon de connaître sa rusticité. Mais
on peut acheter certaines lavandes non rustiques pour la beauté de
leur feuillage et la durée exceptionnellement
longue de leur floraison, tout en sachant que l’on risque
fort de ne pas la voir passer l’hiver. Elle sera considérée
comme une annuelle.
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L’état général et de la vigueur de la plante :
Les
plantes sensibles sont les plantes chétives, jeunes ou fraîchement
installées.
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La nature du sol :
Il
faut se méfier des sols lourds (argileux) qui retiennent l’eau.
Ils sont plus froids et gèlent en bloc provoquant le déchaussement
des plantes. L’un des plus grands ennemis des plantes peu rustiques
est l’humidité stagnante du sol. Le terrain doit être bien drainé.
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L’exposition :
Il
faut éviter aux plantes gélives l’exposition EST (différence
brutale et importante
des températures entre la nuit et le matin). Le sud et l’ouest
sont les meilleures situations. Mais on peut protéger
certaines plantes au Nord si elles sont à l’abri des vents froids
(les variations de températures se font lentement). Il faut éviter
de planter les plantes précoces dans des endroits trop abrités car
elles démarrent trop tôt et risquent de subir les effets des gelées
tardives.
Attention
aux vents desséchants qui augmentent les effets du froid.
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La topographie du terrain :
Evitez
de planter les plantes les plus fragiles dans les creux et les fonds
des vallées, là où l’air froid (plus lourd) s’accumule.
Les
terrains en bordure de grandes masses d’eau sont généralement
moins gélifs.
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Les conditions du gel :
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Sa qualité : une gelée profonde, en terrain sec et sans
neige est plus destructrice que des températures très basses avec
neige.
La
neige est bonne protectrice (par exemple pour les vivaces en
dormance), car sous le manteau, le sol est à 0°C, +2°C, alors que
la température extérieure est plus basse.
Le
seul problème que peut poser la neige est de casser des branches
d’arbustes persistants (camélias…) à cause de son poids ou
provoquer des brûlures.
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Sa durée : La durée est aussi importante que l’intensité.
Dans le cas d’un gel prolongé, la sécheresse tue plus que le
gel. Le refroidissement s’installe en profondeur et atteint
les racines : la plante meurt de soif.
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Sa période : Les gelées de début d’hiver (sur des
plantes qui ne sont pas encore au repos ou même en végétation
–dahlia-) et de fin d’hiver (sur des plantes tendres et en
pleine croissance) sont les plus destructrices.
Un
ciel bien dégagé après une journée ensoleillée… un air stable
et sec… une baisse de température… gare aux gelées !
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Gare
aux gelées tardives parfois à craindre jusqu’en mai (les
Saints de glace !). Les gelées blanches (petites
particules de glace résultant de la congélation directe de la
vapeur d’eau qui recouvre le sol et les plantes) sont particulièrement
dévastatrices à une période où les plantes sont vulnérables.
Beaucoup de plantes peuvent tolérer des gelées assez fortes mais
être complètement démunies au printemps face à des gelées
blanches (les floraisons de certains arbustes peuvent être détruites
en une nuit).
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Les conditions du dégel : il est préférable que celui-ci
se fasse progressivement plutôt que trop rapidement.
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La couverture du sol et des plantes : nous en parlerons
plus loin mais il faut savoir qu’un sol qui vient d’être
travaillé est plus sensible au gel.
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