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Les
substances alimentaires et en particulier les légumes sont périssables.
Abandonnés à eux-mêmes, ils subissent des transformations plus ou
moins rapides qui les rendent impropres à la consommation,
voir dangereux (risque de troubles digestifs, voire
d'empoisonnement).
Depuis
fort longtemps on a cherché à conserver les légumes. Avant la
venue des réfrigérateurs et des congélateurs, la conservation par
le froid était utilisée depuis fort longtemps; en témoignent les
puits très profonds aménagés dans les châteaux comme celui de
Plessis-Sasnière, ou celui du "Capitole" à Toulouse dans
lequel des porteurs entassaient de la neige et de la glace récoltées
dans les Pyrénées durant l'hiver.
A
l'heure actuelle, nous disposons de beaucoup de modes de
conservation. Avant toute conservation, première recommandation :
les légumes doivent être sains, de bonne qualité et à la bonne
maturité. Certaines pratiques de nos anciens demeurent valables.
CONSERVATION
AU NATUREL.
Par dessiccation.
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Les herbes aromatiques : aneth avant floraison, bourrache,
estragon, mélisse, menthe, laurier, persil, sauge, sarriette,
origan, romarin, thym.
Etaler
dans un endroit sec, à l'ombre, bien aéré. Sous forme de graines
: les graines de fenouil ou de coriandre peuvent être aussi séchées
à four très doux.
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Les légumineuses : haricots blancs, flageolets, fèves.
Etaler
dans un endroit sec, bien aéré.
Par suspension.
-
L'ail, l'oignon, l'échalote seront tressés en grappes et
suspendus au grenier ou en
cave, si celle-ci est bien aérée.
-
Les piments rouges peuvent être aussi suspendus, enfilés
sur un cordonnet.
En jauge.
Au jardin : céleri branche, choux fleur.
En place.
Au
jardin : chicorée frisée, scarole (sous tunnel si les gelées
s'annoncent), choux de
Bruxelles, choux frisés, choux fleur, poirée, salsifis, poireaux,
topinambours.
En silo.
On fait une fosse plus ou moins grande ou on aménage une caisse
ou une cagette,
suivant la quantité de légumes à conserver. On recouvre de sable
fin. Au frais en cave : betteraves rouges, carottes, céleri-rave,
choux-rave, navets, panais, radis noirs.
Les pommes de terre.
Les
tubercules seront disposés dans des cagettes surélevées du sol
(au moins 20 cm) à l'abri de la lumière, dans un endroit sec,
frais et bien aéré (cave).
Les endives.
Les
endives ont un traitement un peu particulier : en octobre, arracher
les plants d'endives, couper les feuilles à 1 cm au dessus du
sommet de la racine. Etaler dans un endroit sec, bien aéré pendant
quelques jours en laissant la terre adhérant aux racines.
Creuser
une tranchée d'une hauteur d'un fer de bêche de 20 cm de large.
Disposer les racines en lignes, côte à côte. Remplir la tranchée
de terreau, en tassant autour des racines. Recouvrir de paille, puis
de terre, puis bâcher pour protéger de la pluie. Surveiller pour
éviter la pourriture du collet.
Un
mois et demi plus tard, on peut commencer à consommer les endives.
II
CONSERVATION PAR STERILISATION
Cette
méthode est beaucoup moins employée depuis l'usage du congélateur.
Elle consiste à stériliser les légumes, lavés, épluchés, découpés
si besoin, dans des bocaux en verre. On recouvre les légumes d'eau
légèrement salée (30 g par litre), on ferme avec des caoutchoucs
(neufs) et on met dans des stérilisateurs (sorte de grande
lessiveuse) recouverts d'eau. On porte à ébullition. Les temps de
stérilisation sont variables suivant les légumes:
2
heures pour les haricots verts et les petits pois,
1
h ½ pour les fonds d'artichauts, les asperges et la jardinière,
45
minutes pour le coulis de tomates (déjà cuit 40 min avec oignons,
ail, sel, poivre).
Conseils :
mettre des linges entre les bocaux qui ne doivent pas toucher le
fond du stérilisateur.
Pour
diminuer sensiblement le temps de cuisson et donc faire des économies
d’énergie, il est conseillé vivement d’utiliser une
cocotte-minute.
III
CONSERVATION A L'HUILE.
Poivrons,
aubergines (préalablement blanchies à l'eau bouillante pendant 3
ou 4 minutes puis refroidies) avec des olives vertes et noires, en
bocaux, salés, poivrés, ail et recouverts d'huile d'olive. A
consommer dans les 3 mois, conservés au réfrigérateur.
Tomates
(Roma...) préalablement séchées au four.
IV
CONSERVATION DANS LE VINAIGRE.
Les
cornichons, les petits oignons et les tomates vertes épépinées et
coupées en morceaux, seront recouverts de gros sel pendant 24 h.
puis égouttés. Les placer dans un bocal en verre ou en grès et
recouvrir de vinaigre blanc bouilli 5 minutes, avec estragon, cerfeuil,
poivre en grain à votre convenance. Laisser macérer 2 mois.
V
LA CONGELATION.
Ce
procédé est de plus en plus employé.
Le
principe est toujours le même : des produits frais, à bonne
maturité et sains.
Ne
pas oublier d'étiqueter et de dater les sachets de congélation.
Bien
laver, essuyer après les avoir triés et préparés :
-
les haricots verts écossés et rompus à la bonne longueur,
-
les courgettes, les aubergines, les poivrons coupés en
morceaux (prêts pour ratatouille) ou entiers mais épépinés (prêts
à farcir).
-
Les tomates : les disposer entières sur un plateau, les
congeler pendant 30 minutes.
Vous
pourrez ensuite les regrouper en sachets de congélation, en prenant
soin d'évacuer le
maximum d'air.
-
Les petits pois, les haricots en grains, en sachets bien fermés.
-
Poireau, herbes, tomate-cerise, betterave épluchée et
coupée en morceaux.
Un
conseil : ne pas ébouillanter les haricots, mais les sécher,
mettre en sacs et congeler à – 30°C
VI CONSERVATION PAR SALAISON
Si
vous avez une grosse production de choux, vous pouvez les conserver
sous forme de choucroute :
Enlevez
les feuilles vertes et coupez le chou en deux, puis en lanières très
fines sur une planche en bois avec un gros couteau.
Prévoir
un gros pot en grès ou en plastique alimentaire (la grandeur d’un
seau de ménage pour huit choux environ.
Tapissez le fond du récipient avec une couche de choux
d’une hauteur de 10 cm environ, puis une couche de 1 cm de gros
sel.
Alterner
choux et sel jusqu’aux ¾ du récipient en ajoutant à chaque
couche de sel, quelques clous de girofle puis quelques grains de
poivre et genièvre (12 g de poivre et 10 g
de genièvre pour un seau de 10 litres)
Bien
tasser l’ensemble.
Couvrir
d’un morceau de grosse toile très propre, mettre un couvercle
circulaire en bois (du diamètre du seau), surmonté d’une masse
de 15 kilos environ, placer le seau dans une pièce fraîche (cave)
Quelques
jours plus tard, enlevez le trop-plein de saumure qui surnage,
changez la toile contre une toile propre, et remettre le couvercle
en bois de façon que la toile soit imprégnée de saumure.
Un
mois plus tard on peut commencer à prélever la choucroute.
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S.H.P.A.
Section
potager
Claude
BRESSANT
Andrée
MARABEUF
23
juin 2007
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