Société d'Horticulture du   

                    Pays d'Auray

Travaux en MAI au jardin de vivaces

C'est le moment de...

  CONTINUER CERTAINS TRAVAUX D’AVRIL

    . Garder les massifs propres : biner, griffer, mulcher régulièrement pour ne pas se laisser déborder par les mauvaises

herbes.

  A propos de mulch, on pourra très bien utiliser de la tonte de gazon (non traité récemment avec un désherbant sélectif), à condition de l’épandre en couches de 20 cm maximum, et dans les jours qui suivent, remuer à la fourche pour l’aérer, de façon à obtenir du foin qui protégera des ardeurs du soleil et des poussées intempestives des mauvaises herbes.

  . Enlever les fleurs fanées : et ce n’est que le début ! ! ! Les premières floraisons printanières sont terminées (aubriètes, ravenelles, alysse, phlox subulata …).

  Jusqu’en novembre il faudra, sans relâche, traquer les mauvaises herbes, et les fleurs fanées, pour ne pas avoir un jardin à l’aspect négligé. courage ! ! !

  . Mettre de l’anti-limace : si nécessaire… mais rester vigilants pour les hostas ou les delphiniums.

 

   . Penser au purin d’orties

  . Tuteurer les vivaces hautes                                                                                                                                                 

Il est indispensable de tuteurer très tôt pour que les plantes se développent harmonieusement autour du support.

On peut, aussi, utiliser un grillage à grandes mailles.

  CONTINUER DE SEMER :

 En semant ce mois-ci, on rattrapera bien souvent le temps perdu, grâce à la douceur et l’humidité

de mai. On peut accélérer la germination des graines, en les mélangeant à du sable fin et humide, 24 h dans la maison à 20°.)

 

Des annuelles à la volée en pleine terre :

On peut pratiquement tout semer en ce moment, mais il faut se dépêcher.

L’intérêt des annuelles est de pouvoir servir de bouche-trous entre les arbustes et les vivaces. A utiliser toutefois avec prudence et modération, car un excès d’annuelles trop colorées donne très vite au jardin une impression fatigante de fouillis agressif. Et gare aux fautes de goût ! ! !

  Préparer l’automne en semant des RUDBECKIAS «MARMELADE» : une plante extraordinaire de 60 cm : fleur orange à œil noir

grande vigueur, rapidité de croissance, floribondité, bonne tenue en vase. Planter à 30 cm de distance, dans un sol bien drainé et arrosé régulièrement. Une plante sans souci pour clore somptueusement l’été !

On pourra remplacer ce rudbeckia par un HELIANTHUS ANNUUS «Beauté d’automne» aux coloris fondus dans les bruns, les mordorés et les rouges (1,5m).

  Semer du RICIN, une plante arbustive aux larges feuilles palmées vert bronze et aux fruits épineux et écarlates. Elle atteint 2 m cultivée en annuelle (elle est détruite aux premières gelées). A planter en situation ensoleillée dans les massifs pour donner du volume. Semer en poquets par 3 ou 4 comme des haricots (ne conserver qu’un pied) après avoir été laissées à gonfler dans l’eau toute une nuit (technique à utiliser pour les grosses graines : cobée, capucine, pois de senteur.

 Semer des LIMNANTHES douglasii, directement en place, à mi-ombre, après avoir récolté les graines mûres (noires) sur les pieds qui viennent de finir de fleurir. Les plants n’apparaîtront qu’à l’automne.

Elle se ressème abondamment

Des bisannuelles : Campanule «médium», digitale, giroflées (ravenelle, de Nice, d’hiver), monnaie du pape, myosotis, œillet de poète, pensées, violas…

Des vivaces : Plantées à l’automne, elles fleuriront dans un an.

  A celles citées en avril, on ajoutera : alysse, arabis, aubriète, centaurée montana, geum (benoîte), gaura (indispensable pour accompagner et mettre en valeur les rosiers), gypsophile, helenium, linum perenne (un lin bleu en fleur tout l’été. A utiliser sans modération !), rudbeckia, thlaspi…

 

  Semer la VERBENA BONARIENSIS. C’est la verveine de Buenos Aires, une vivace de 1,50 m (et plus) qui fleurit de juin à la Toussaint, sans discontinuer, et qui accompagne à merveille les rosiers. Les tiges, longues et ramifiées, portant des bouquets de fleurs rose lavande de 5 à 7 cm de diamètre, flottent dans l’air, donnant un spectacle gracieux. Il peut arriver qu’elle disparaisse l’hiver si celui-ci est assez rigoureux, mais ce n’est pas grave, car elle revient régulièrement en semis spontanés. Récupérer les plants en mai juin et les placer en place en arrière-plan des rosiers. Comme la gaura, il est bon de la rabattre  au milieu de l’été : elle refleurit alors de plus belle.  

  Tous ces semis (annuelles, bisannuelles, vivaces) seront faits sur une terre affinée. Ombrer, de préférence. Attention aux limaces !

                             

  CONTINUER DE PLANTER :

Des annuelles (surfinia, pourpier…)

Des vivaces semi-rustiques (agathéa, brachycome, bacopa, gazania...)

Toutes ces plantes - et celles déjà citées en avril serviront à la confection de jardinières, potées et paniers suspendus (ne pas oublier d’arroser et fertiliser).

 

  PLANTER DES VIVACES :

  Les jardineries débordent de plantes en godets. Boucher les trous dans les massifs, habiller les pieds des arbustes et des rosiers, réaliser de nouvelles potées etc.

Delphiniums, gaura, verbena bonariensis…habilleront les massifs aussi bien que les dahlias ou les annuelles, mais le décor sera permanent.

 

  COURIR AUX FOIRES AUX PLANTES :

C’est l’occasion de dénicher quelques plantes rares. Quelques petites folies pour se faire plaisir ! ! !

Et aussi pour le plaisir d’admirer des petites merveilles qu’on s’achètera… peut-être… plus tard !

Bien sûr, il n’est pas question d’aller à une foire aux plantes sans un minimum de matériel : un carnet et un stylo ! (pour noter leurs noms, si simples à retenir !)

 

  FINIR D’INSTALLER LES BULBES A FLORAISON D’ETE ET D’AUTOMNE :

Voir liste d’avril.
Mais le mois de mai est idéal pour planter le CRINUM POWELLI et l’HYMENOCALLIS FESTALIS (Ismène) dans un sol riche, bien drainé, au pied d’un mur au sud.

Continuer à planter des glaïeuls et terminer les plantations de dahlias.

  . Planter des CROCOSMIAS masonorum. 

Ils forment rapidement de belles touffes d’où surgissent des hampes de fleurs rouge orangé. Originaires d’Afrique du sud, ils ne supportent pas le froid, mais en Bretagne, en situation chaude, abritée et ensoleillée, ils se montrent très rustiques. A cultiver en sol sableux (pas d’humidité stagnante l’hiver) et riche. On les différencie des monbrétias par leurs feuilles plissées, leur taille (plus de 1m) et la forme de la hampe florale.

  PLANTER DES FREESIAS en pleine terre, par groupes, en les espaçant de 15-20 cm, en sol léger, plutôt sableux, riche, en exposition chaude, abritée et ensoleillée. Ce ne sont pas des plantes très rustiques, mais en Bretagne, on peut espérer les garder en pleine terre plusieurs années (non garanti !)

Arroser abondamment pendant la floraison.

 

  PLANTER DES FUSCHIAS RUSTIQUES à mi-ombre, en sol léger, perméable et riche en matières organiques. 

Ceux qui ont été hivernés à l’abri doivent être sortis. Mais attention aux pousses tendres : elles détestent autant

les coups de soleil que les coups de froid…Un séjour à l’abri d’un feuillage léger à mi-ombre les endurcira.

  HABILLER TREILLAGES , ARCHES ET PERGOLAS DE PLANTES GRIMPANTES : Planter du houblon (Humulus Japonicus «Aureus» au feuillage doré), du Lonicera Japonica «Auréo-Réticulata» au superbe feuillage veiné et quadrillé de jaune, et bien sûr des clématites !

C’est le bon moment pour semer des capucines et, si on aime des couleurs plus discrètes (le bleu, par exemple), des IPOMEES «Haevenly blue» (photo ci-contre).

  DIVISER LES TOUFFES DE NARCISSES :

Après 4 ou 5 ans, les fleurs deviennent moins nombreuses et sont moins grosses. Il est donc indispensable, quand le feuillage est sec ou entièrement jaune -signe que les bulbes sont mûrs- de déterrer les bulbes et les replanter ailleurs par groupes de 5, espacés de 15 cm. On peut éventuellement les stocker à l’intérieur et ne les replanter qu’à l’automne.

Faire de même pour les touffes de perce-neige ou de crocus.

Par contre, pour les tulipes, on les laissera en terre (au risque de les voir dégénérer ou disparaître) ou mieux, si possible, on stockera les bulbes à l’intérieur (les « botaniques » restent en terre).

 

  CUEILLIR DES FLEURS DE PIVOINE lorsque les boutons commencent à s’assouplir et que les pétales supérieurs laissent voir la couleur; en aucun cas la fleur ne doit être coupée ouverte, sinon sa durée sera très limitée.

Laisser des feuilles au bas des tiges florales coupées.

Si, en avril, dès le gonflement des bourgeons ou l’apparition des premières tiges, un traitement préventif n’a pas été effectué, il peut être bon de le faire actuellement : benlate, dithane ou rovral (1 à 2 g/l). En faire autant pour les clématites et les héllébores.

 

  PINCER LES PLANTES VIVACES HAUTES :

(Rudbeckia, helianthus, aster, hélénium, solidago, phlox, gaura, penstémons, verbena bonariensis, aconit, anthémis,

chrysanthèmes,fuschia…)

Dès qu’elles atteignent 30 cm de haut, supprimer 1/3 de la tige.

La sève se répartit dans les bourgeons sous-jacents qui forment de petites tiges secondaires porteuses chacune d’un bouquet de fleurs.

La floraison est un peu retardée, aussi est-il possible de ne le faire que sur une partie des tiges : les tiges périphériques sont alors taillées davantage que les tiges centrales (une tige faible est plus taillée qu’une vigoureuse).

On échelonne ainsi la floraison dans le temps et dans l’espace.  Certaines plantes peuvent être pincées à nouveau en juin.

On pourra utiliser les tailles pour obtenir de nouvelles boutures.

  Avantages du pincement (négligé à tort)

            - Plantes plus florifères

            - Floraisons plus longues (pincements sur une partie)

            - Plantes plus trapues (on peut même, alors,

   éviter le tuteurage).

 

  REPLANTER les griffes munies de racines du MUGUET offert le 1er mai, le plus tôt possible, dans une bonne terre, en situation ombragée, sous le couvert d’arbres. La floraison n’aura, sans doute, pas lieu l’année qui suit.

 

  ARROSER : il peut, dès cette époque, (même en Bretagne ! ), faire chaud et sec.

De toute façon, surveiller l’arrosage des plantes nouvellement plantées (en règle générale éviter d’arroser fleurs et feuillage).

 

  BOUTURER des vivaces sous châssis froid, à mi-ombre.

Tout essayer ! Certaines fleuriront dès cet été ! gaura, penstémons, fuschias, diascias, etc.

C’est le bon moment pour bouturer les sedums : ils s’enracinent en moins d’un mois.

On peut ainsi bouturer, sans discontinuer, jusqu’en octobre.

 

  PAILLER LES ARUMS avec du compost même partiellement décomposé. Il gardera la fraîcheur au pied (ce sont de grands consommateurs d’eau) et les nourrira (ils aiment la terre riche).

 

  TRAITER : il faut bien , parfois, s’y résoudre !

    . Surveiller les lis dont les feuilles sont, parfois dévorées par un adorable ( ?) insecte à la superbe livrée rouge corail, de la famille du doryphore de triste réputation :la criocère du lis.

  Traiter, sans attendre les dégâts, avec un insecticide systémique.

Surveiller les attaques de pucerons sur les pousses tendres.

 Traiter, régulièrement, (en même temps que les rosiers), les roses trémières (rouille) et les plantes sensibles à l’oïdium (aster, achillées…)

Sans être un maniaque du pulvérisateur, certains traitements s’imposent

                                                                                                                                        Alain                        RETOUR (vivaces mois par mois)

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